samedi 10 août 2013

Rando'

"Ici, en rando' on utilise autant les jambes que les mains", c'est ainsi que Pierre (notre hôte passionné de rando') nous a présenté l'activité. A Tahiti, La randonnée n'est pratiquée que par des passionnés. Pas de trace, pas de topoguide, pas de marque rouge et blanche à la peinture, la végétation est maîtresse des lieux. La chaleur et l'humidité sont présentes toute l'année, une randonnée qui n'a pas été pratiquée pendant 6 mois se "referme", il faut être capable de la retrouver et refaire la trace au coupe-coupe.


Les habitués laissent des bouts de cordes à demeure pour certains passages délicats. Oubliez les cordes statiques utilisées pour sécuriser certains passages en métropole, ici ce sont les cordes marines traitées contre les UV qui font l'affaire.

Chaussures de canyon ou "plasticos" obligatoires, gants de pêcheurs pour s'accrocher aux cordes et à la végétation luxuriante sans glisser. La rando' est un autre sport : on s'accroupit, on passe sous les branches, on s'accroche à tout ce que l'on peut trouver, on traverse les cours d'eau, on saute dans les vasques.



La rando' suit généralement des petits cours d'eau, c'est un défilé de cascades, de trous d'eau et de ruisseaux sur fond de roche volcanique qui se dessine. Oubliez les couleurs du lagon, le vert est incontestablement la couleur dominante. Le Tahiti de "l'intérieur" prend les allures magnifiques des cirques de la Réunion.



lundi 5 août 2013

Plouf à Tahiti

Au grand désespoir de Mik@, ce plouf à Tahiti ne sera toujours pas un plouf dans l'eau. Les parapentistes ne se sont d'ailleurs même pas posés la question, pour eux un plouf signifie forcément un vol sans ascendance. Le plouf a un énorme avantage, il permet à l'allergique aux technologies que je suis de présenter une vidéo brut de décoffrage sans qu'elle dure 45 minutes. Et oui, si j'ai acheté une Gopro (le nec plus ultra de la caméra) juste avant le départ, je suis encore au stade où je n'ai pas la moindre idée de la manière de retravailler un films. Quand je peine à utiliser cette petite merveille de technologie j'ai une délicate pensée pour mes grands parents qui avaient toutes les peines du monde à utiliser leur magnétoscope. 



Film à regarder pour l'ambiance, juste avant de d'aller se coucher, avec un petit clin d'oeil à une vahiné-drômoise en fin de vidéo.



samedi 3 août 2013

Motu Martin

Il y règne une ambiance purement tahitienne. On y accède par un quartier défavorisé, ici on vit sous une taule avec des voitures complètement explosées devant la bicoque mais il n'y règne aucune agressivité. Arrivé au Motu Martin se mélangent plusieurs ambiances, peu avant les papis jouent à la pétanque (incroyable la pétanque est arrivée jusqu'en Polynésie !), des jeunes jouent au foot sur la plage, d'autres ont tendu un filet de volley.

Je reste en admiration face au ballet des kitesurfs. C'est un défilé incessant de formes et de couleurs au dessus de l'océan. Certains kiters s'amusent à enchaîner les figures, d'autres profitent juste des longs rides (ça fait toujours mieux de glisser quelques mots anglais quand on parle surf...) sur l'océan. Quelques vahiné tirent leur épingle du jeu et n'ont rien à envier aux tane.





Pendant que je regarde les kitesurfs, je sens une grosse masse se déplacer très lentement derrière moi. Le mastodonte n'est autre qu'un cochon, il dépasse aisément le quintal, il a décidé d'aller boire à l'endroit où les tahitiens nettoient leur voile. La scène est surréaliste mais ne surprend personne mis à part quelques américains amusés par la scène.

Le ballet des voiles se poursuit jusqu'en début de soirée.





mardi 30 juillet 2013

Poisson... rouge

Heureux comme un poisson dans l'eau, comme un poisson rouge dans le ciel de Punaauia.




lundi 29 juillet 2013

ça vole !

Belle journée de parapente ! Quand le Maraamu fait place à des conditions plus calmes, les vols prennent tout de suite une autre dimension. Aujourd'hui, les thermiques ont permis de monter à 1000m d'altitude. De cette hauteur la vue se dégage sur l'intérieur de l'île, les nuages viennent lécher les reliefs, les pentes abruptes et verdoyantes donnent une ambiance très contrastée avec le calme du lagon.

Jacquot, bien souvent le premier à aller tester l'aérologie !


Petit clin d'oeil aux Goélands de la Drôme : ici le pliage se passe à l'ombre d'un tiare tahiti en discutant du vol avec les copains du club, les oreilles sont bercées par l'accent tahitien auquel se mêle le bruit des vagues qui se fracassent sur le récif... vous avouerez que ça a son charme ! 




vendredi 26 juillet 2013

Pointe Venus

Il suffit de descendre sur la pointe Venus à l'heure du coucher de soleil pour profiter chaque soir d'une ambiance incroyable. Mik@ (alias le photographe-grimpeur) serait heureux, c'est le moment de saisir quelques instants magiques.





Le calme des jeunes qui pratiquent le stand up paddle, les tane qui se retrouvent pour discuter tranquillement sur leur va'a. Le crépuscule est bref, en une demi-heure on passe du jour à la nuit noire.



En remontant, je me dis que finalement il suffirait de se trouver une veille planche et une rame pour être de l'autre côte de l'objectif... hum... hum... cette petite idée est loin d'être idiote.


Dans la voiture on entend Tiken Jah Fakoly sur TIARE.FM (prononcez tiarlré.fm), "ouvrez les frontières" à l'autre bout du monde après ces moments a encore plus de force !

jeudi 25 juillet 2013

va'a

Après la folie du Te Aito, prenons le temps (et le rythme polynésien...) d'admirer les va'a. A l'origine, les pirogues étaient en bois creusé, les plus rustiques le sont encore. Elles ont des allures de frêles esquifs.

va'a de la pointe Venus

Les quelques photos prises ces derniers jours au gré du vent tahitien feront le plaisir du Lézard et de sa douce ;) .

sur le sable noir avant le Te Aito




le soir, à Papeete


Le matin, le soir après la journée de travail, dans le port de Papeete ou sur le pointe Venus, les V1 (va'a hoe), les V3 (va'atoru) ou les V6 (va'a ono) accompagnent les lumières changeantes. 


Les va'a filent sur l'eau avec une telle légèreté qu'on en oublie la technique. Pour les va'a atoru ou les va'a ono les équipiers sont répartis en trois catégories : "te faahoro" est le nom donné aux rameurs qui rythment la cadence, "te turai" est celui donné aux hommes de force et "te tau'ai" est le nom des meneurs de trajectoire. Après il suffit de se laisser glisser...

dans le port de Papeete