samedi 12 octobre 2013

coucher de soleil

Coucher de soleil sur la pointe Venus... en voyant les derniers cumulus sur l'île de Moorea, j'ai une petite pensée pour les copains parapentistes de la Drôme qui racontent avec humour leur dernier vol dans "la purée de pois". J'ai aussi une pensée pour les copains grimpeurs qui ont posté un message de soutien sur le blog de St Léger. Mauruuru les amis.


De ce coté de la planète, les premiers aller-retour à l'hôpital ont eu lieu mais pour l'instant il ne s'agit que de "fausses alertes". Nous attendons donc...



Ce soir je vais seul, marcher tranquillement sur la pointe Venus, pour profiter d'un coucher de soleil paisible.









vendredi 11 octobre 2013

chère Bérénice

Bérénice, c'est ma petite nièce qui a l'air d'apprécier le parapente et qui m'a déjà demandé : "quand est-ce que tu m'emmènes ?". J'ai reçu son dernier dessin par internet :



Alors, je prends le temps de lui répondre :

"Chère Bérénice,
On attend toujours ton petit cousin, l'oiseau des Marquises prend son temps pour sortir de l'oeuf (enfin... rassure-toi, il est bien dans le ventre de sa maman...). Aujourd'hui, en l'attendant, je suis allé faire du parapente dans le ciel de Tahiti avec les copains. Chloé m'a accompagné, comme toi tu pourras m'accompagner quand tu seras plus grande. Chloé a volé avec Edouard (un bon copain tahitien parapentiste), il lui a même laissé piloter le parapente au dessus du lagon. Je te mets quelques photos de notre vol.
Fais des gros bisous à toute la famille à l'autre bout du monde.
Nana
   - ColiN -"




C'est Chloé et Edouard que l'on aperçoit au loin, juste au dessus de Moorea. 



lundi 7 octobre 2013

ballet aérien


L'attente... toujours l'attente... mais devant le ballet des voiles de kitesurf.






dimanche 6 octobre 2013

le grand écart culturel

Le grand écart culturel, c'est... indescriptible... On a beau en être conscient, y être préparé, la vie et les moeurs polynésiennes sont aussi éloignées de notre culture que la ville de Papeete est éloignée de celle de Paris. Alors, avec les copains qui sont en face de chez nous et qui vivent la même aventure on finit par en rire, on se raconte nos mésaventures qui se ressemblent finalement beaucoup. Certains soirs c'est un rire nerveux qui nous permet tout juste de décompresser car les enjeux sont si forts que l'on est obligé de tout donner, sans retenue. Moralement, c'est épuisant.

Et puis il y a ces moments sous la voile ou ces quelques minutes de course à pied sur la plage de sable noir. Je fais le vide. 

Je vous avais promis d'emmener l'appareil, c'est chose faite. On se laisse emmener pour quelques photos prises dans l'instant... instant de décompression.




samedi 5 octobre 2013

l'attente

L'attente... c'est ce qui résume ces premiers jours polynésiens. Le petit oiseau marquisien devrait arriver dans les jours prochains, pour l'instant nous sommes au point mort. Si l'attente peut être vécue de manière sereine pour une naissance habituelle, dans le cadre d'une adoption elle renvoie à toutes les incertitudes de la situation... et ce n'est pas le moment le plus agréable de l'aventure. Alors, pour arrêter de cogiter, pendant que ma vahine se repose, je reprends mes habitudes polynésiennes : la course à pied sur la pointe Vénus (il faudra que j'emmène l'appareil photo pour vous faire partager la course  à pied version "plage de sable noir") et... le parapente !


Vol de reprise ce matin, juste avant une bonne averse. L'ambiance est nuageuse, sombre et presque inhabituelle pour voler ici, mais l'aérologie reste calme. J'ai même eu le plaisir de finir le vol en compagnie d'un magnifique paille en queue, un très joli oiseau blanc des mers des zones tropicales.






ambiance depuis la plage, Peyto rejoint l'atterro' sous sa voile api

jeudi 3 octobre 2013

un peu de lecture

Voyage coté hublot, mais cette fois nous avons accompagné la nuit dans son périple autour du globe. Départ de la Roche mardi à 7h du matin pour une arrivée  mercredi à 5h du matin à Tahiti (soit mercredi à 17h, heure drômoise).


J'ai commencé le voyage par le petit livre de Malou "Tahiti au nom du roi", journal de Charles-Felix-Pierre Fesche, marin à bord de l'expédition menée par Bougainville en 1768 sur l'île de Tahiti. Témoignage incroyable, finalement je savoure le confort de l'avion et l'attente dans les aéroports...

J'ai pas mal bouquiné pendant ce trajet, mention spéciale pour la BD de Denis : "Clichés de Bosnie" de Ducoudray et Ravard, BD très touchante (à la fois sensible et drôle) d'un photographe qui suit un convoi humanitaire en Bosnie. Le tout accompagné d'une très bonne tablette de chocolat noir achetée en duty free, car il faut bien se faire un peu plaisir quand on voyage seul...


Escale à Los Angeles, le temps de vadrouiller dans l'aéroport, de passer devant les douaniers américains toujours aussi peu aimables, de prendre son temps devant  l'incontournable Starbucks "made in USA"...


Côté film il faut fouiller dans la liste des navets proposés par Air France pour dégotter le doc' "tous au Larzac" de Christian Rouaud que je n'avais pas vu. C'est toujours intéressant pour la génération comme la mienne (les enfants des années 70) de se replonger dans ces évènements. Ce doc' m'a rappelé la BD sur Plogoff et ces combats forts dont, malheureusement, nous n'avons plus l'habitude...

Arrivée pleine d'émotion, les colliers de fleurs autour du cou. Je sens qu'ici la fatigue nerveuse accumulée ces dernières semaines est réelle. J'arrive au bon moment pour continuer d'avancer dans notre aventure car, comme dit ma vahine : "il va falloir s'accrocher jusqu'au bout".